Economy

Haiti: Une nouvelle usine de production d’aliments pour promouvoir l’élevage

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PORT-AU-PRINCE – Il y a tout juste trois mois, soit le 16 novembre 2017, une nouvelle usine de production d’aliments de bétail s’ouvre dans le terminal Abraham de Carrefour. Dans cette usine, on produit 14 variétés d’aliments en prenant en compte les trois étapes de la vie de l’animal. L’objectif est de booster le marché de l’élevage dans le pays qui, selon plus d’un, constitue une activité économique de premier ordre pour une tranche non négligeable de la population.

La Société haïtienne d’aliments de bétail (SHAB) est le nom de l’usine qui vient de s’implanter dans le milieu haïtien. Elle s’occupe de la nourriture des poulets de chair, des pondeuses, des porcs et des caprins. Les principales matières premières utilisées dans la production des aliments sont le maïs et le soja. Le mélange se fait sur mesure et concerne les grands et les petits éleveurs. Selon les responsables de l’usine, tout est calculé minutieusement afin d’offrir des variétés diversifiées d’aliments. Dans le but de mieux servir le sous-secteur, un service composé de plusieurs vétérinaires est créé pour aider les éleveurs.

Avec une telle structure, de l’avis d’Andrea Agostinelli, le directeur de l’usine, les éleveurs feront facilement la différence entre l’élevage traditionnel, artisanal et celui amélioré. L’usine qu’il dirige, fait-il savoir, est très moderne. Elle a la capacité de précision de mélanger un kilo sur mille. Ce qui peut susciter le rejet du mélange à la main, un procédé qui peut entraîner des erreurs de calibrage qui peuvent s’avérer néfastes à la production avec des pertes de rendement, donc des pertes économiques.

L’usine a une capacité de produire 6.5 tonnes d’aliments par heure de production. Suivant le volume des demandes, le responsable peut facilement doubler ou tripler sa capacité. Ce n’est pas encore le cas. Pour le moment, la production ne concerne que le marché local. Les responsables projettent de travailler avec les associations d’éleveurs afin de les aider à mieux appréhender les susceptibilités de l’élevage. C’est, selon M. Agostinelli, un marché très rentable. Mais c’est surtout un marché à développer, de l’avis de Jean Elisé David, l’assistant coordonnateur de l’Unité de promotion de l’investissement privé dans le secteur agricole (UPISA).

Une emphase soutenue est mise sur la production avicole. Dans ce sous-secteur, malgré les multiples efforts des dix dernières années dans ce domaine, Haïti importe par an des œufs à hauteur de 50 millions de dollars USD et des morceaux de poulets congelés estimés à 65 millions (François Dagenais et al, 2015). En se référant au Recensement général agricole (RGA, 2008/2009) et aux prix moyens actuels des animaux d’élevage, le patrimoine économique que représente l’élevage est estimé à plus de 54 milliards de gourdes, soit plus de 800 millions USD. Ce qui explique qu’il y a un fort potentiel économique dans cette activité.

Dans de nombreux pays en développement, l’élevage remplit de nombreuses fonctions dans la vie familiale. Selon la FAO, au-delà de son rôle direct dans la production d’aliments et la création de revenus, le bétail est un atout précieux pour les éleveurs car il sert à la fois de réserve de richesse, de caution pour obtenir un crédit et de filet de sécurité pour faire face aux crises. La création d’usines de production d’aliments est un élément important. Les premiers signaux, selon les responsables de la SHAB, sont plutôt positifs.

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Source/Le Nouvelliste
Photo/Archives
www.anmwe.com

SHAB

 

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