Décès

Haiti: Les pompes funèbres s’inquiètent du coronavirus et sollicitent l’accompagnement du MSPP

PORT-AU-PRINCE – Alors que la première victime du Coronavirus a été enregistré dimanche, des responsables de morgues privées de la capitale sollicitent l’accompagnement des autorités sanitaires afin d’établir un protocole de traitement dans le milieu.

Faute d’informations adéquates, les employés et techniciens des pompes funèbres continuent d’utiliser les mêmes méthodes de toilette mortuaire et de soins de conservation, ont indiqué dirigeants de maison funèbre.

Alcero Marc-Arthur, PDG d’ALMA pompes funèbres exprime ses préoccupations. Face à cet ennemi inconnu [le nouveau coronavirus NDLR], les gens de ce secteur ne sont pas préparés. Toutefois, dans les morgues d’ALMA, dit-il, l’utilisation du chlore devient obligatoire. « On l’utilise en plus grande quantité ».

Aucune nouvelle disposition n’est adoptée par les entreprises funéraires afin de protéger notamment leurs employés dans le cas où ils recevraient le corps d’une personne décédée à cause du coronavirus à l’insu des autorités du MSPP.

Si un premier cas de décès est officiellement recensé ce 5 Avril 2020, ceux qui travaillent dans le secteur funéraire s’inquiètent et souhaitent savoir quelle attitude adopter en présence d’un cadavre infecté.

Pour Guyto Raphael qui est l’administrateur de l’entreprise funéraire PAX Univers, les employés du secteur « sont très exposés ».

« Des parents d’une victime du coronavirus peuvent apporter un cadavre contaminé à la morgue en vue d’offrir des funérailles dignes à leur proche disparu comme cela s’est produit lors du pic de décès liés au choléra. Malheureusement, nous serons incapables de procéder à la vérification voire effectuer un quelconques test », déplore-t-il.

Face à la propagation du covid-19, la peur grandit chez les travailleurs de ce secteur. Paulson Saint-Louis, qui est responsable de la chapelle funéraire Marcellus, jure qu’il refusera tout cadavre contaminé quel que soit le montant offert par ses proches. Même pas pour un million de dollars.

Source/Haiti Press Network
Photo/Archives
www.anmwe.com

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