Haiti

Haiti: Pouchon Duverger de Djakout # 1 au cabinet du juge d’instruction

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Port-au-Prince      Pouchon Duverger, le chanteur de Djakout # 1, est « invité » au cabinet du juge d’instruction Sonel Jean François ce mercredi 12 novembre 2014 pour être « auditionné » dans le cadre de l’instruction ouverte contre les nommés Augustin Brunet, César Laforet, Bergeau Jean, Woodly Ethéart et consorts, inculpés d’enlèvements, de détention, de vol à main armées et de détention illégale d’arme à feu, a confié Lubin Paul Maxime, aka Ti Marco M et S, le manager du groupe qui a reçu l’invitation ce mardi un peu après trois heures p.m.

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« Pouchon est au Canada depuis samedi en prévision d’un bal programmé pour la Thanksgiving. Je dois lui parler plus tard pour savoir quand il rentrera », a-t-il révélé, remonté contre des médias ayant affirmé à tort que le chanteur a été inculpé. « C’est grave ce que ces médias ont fait », a-t-il déploré. L’avocat du groupe, Me Joel Petit-Homme, introduira une requête afin de reporter l’invitation, a informé Ti Marco M et S. Pouchon va se mettre à la disposition de la justice, a assuré le manager.
Même tempo. « Si la justice vous convoque, c’est normal d’aller répondre aux questions », a indiqué Shaba, l’autre star du groupe compas le plus populaire du moment. Shaba s’est dit « surpris » par la convocation. « Nous sommes des musiciens. Nous sommes les amis de tout le monde. Nous vendons notre musique partout. Nous avons des amis sans pour autant être au courant de leurs business », a expliqué Shaba, qui croit que la meilleure façon de démêler tout ça est de répondre aux questions du juge. L’invitation faite à Pouchon Duverger relance un dossier à rebondissement.
Le 21 février 2014, la police judiciaire, grâce à ses renseignements, est parvenue à libérer l’homme d’affaires Samy El Azi, kidnappé le 17 février à Tabarre 40 par des individus armés circulant à bord d’une Toyota Zo reken. La police avait épinglé Alain Sérélus, Augustin Brunet, Jean Bergeau et César Laforet pour leur implication présumée dans ce rapt. Les suspects, cuisinés, avaient parlé. Ce qui avait permis aux enquêteurs de comprendre que de gros poissons, membres du gang connu à la police judiciaire sous le nom de « Baz Galil », avaient pris le large. Des avis de recherche ont été mis contre François Gérald, alias Jerry, Félix Eddy, Benoit Bellance, Barthélemy Frantz et Ethéart Woodly, alias « Sonson La familia ».
A l’exception de Barthélemy Frantz dont « l’infraction reprochée est trafic illicite de stupéfiants, association de malfaiteurs », tous les autres sont traqués pour enlèvement présumé contre rançon, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes à feu et enrichissement illicite. Woodly Ethéard, qui avait fait état de l’intervention de mains politiques pour le nuire, s’était finalement rendu au juge Sonel Jean François pour faire chuter la pression autour de sa compagne, arrêtée puis libérée d’une façon qui avait suscité de vives polémiques.
Des organisations de défense des droits de la personne ont accusé des chefs de l’exécutif dans cette libération illégale effectuée par le substitut du commissaire du gouvernement Gérald Norgaisse, qui avait présenté sa démission face à une avalanche de protestations contre son acte. Depuis, le dossier est au point mort dans la presse. Le journal avait constaté la présence de Woodly Ethéard quelques heures après que des geôliers, corrompus par le kidnappeur présumé Clifford Brandt aient permis la fuite de 327 prisonniers dont moins d’une centaine sont remis au vert jusqu’à cette date. Woodly Ethéard avait affirmé qu’il ne voulait pas prendre part à cette sortie massive de détenus.
Source/Le Nouvelliste
Photo/Archives
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