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Monde: 130 personnes en garde à vue et 69 interpellations lors des heurts violents par les Gilets jaunes en France

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PARIS, France – Des heurts violents et répétés ont opposé samedi les Gilets jaunes et les forces de l’ordre, notamment sur les Champs-Elysées, où les manifestants ont dégradé la chaussée et les terrasses des cafés et restaurants.

La mobilisation nationale des Gilets jaunes samedi a été émaillée d’incidents violents, principalement à Paris, avec de nombreuses échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre. Selon le nouveau bilan de la préfecture de police de Paris, diffusé dimanche, 103 personnes ont été interpellées dans la capitale et 101 sont placées en garde à vue.

Un précédent bilan, délivré samedi soir, faisait état d’un total de 130 personnes placées en garde à vue en France et de 69 interpellations à Paris.

La préfecture de police de Paris a également dénombré 24 blessés à Paris, dont 5 au sein des forces de l’ordre. Un policier a été brûlé à l’aine.

Dimanche matin, l’avenue offrait un spectacle de désolation. Une pelleteuse enlevait les dernières barricades jonchant la chaussée, tandis que plusieurs camions des services de propreté de la capitale nettoyaient la chaussée.

Cette nuit, les équipes de la Propreté de Paris sont au travail pour remettre en état les #ChampsElysées. pic.twitter.com/XLehXHCsG4

— Paul Simondon (@PaulSimondon) 24 novembre 2018
Des parois d’abris bus ont été cassées, tandis que plusieurs vitrines de commerçants étaient brisées. Dans un restaurant, du personnel s’affairait à remplacer des fenêtres brisées par des panneaux de bois, tandis que d’autres nettoyaient ou remettaient en ordre leurs terrasses.

C’est sur l’avenue des Champs-Elysées, dont une partie était interdite de rassemblement par les autorités, que les incidents ont été les plus marquants.

Les #GiletsJaunes incendient leurs barricades alors que les forces de l’ordre avancent sur les Champs Élysées pic.twitter.com/0wfr4X7TlD

— Aubin Laratte (@laratteaubin) 24 novembre 2018
Samedi matin, quand la foule a tenté de pénétrer dans ce périmètre, les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes et repoussé les « gilets jaunes » avec des canons à eau. La situation s’est alors tendue : barricades de barrières de chantier dressées par des manifestants, jets de projectiles et de pavés par des petits groupes, feux tricolores arrachés, panneaux de signalisations couchés, échauffourées…

Les incidents n’ont dès lors plus cessé sur les Champs-Elysées et dans les rues adjacentes. Des pompiers sont intervenus pour éteindre des feux de barricades, qui dégageaient d’épaisses fumées noires, s’ajoutant au brouillard blanc des gaz lacrymogènes.

Jusque vers 21 heures la tension est restée vive sur l’avenue et aux alentours. Après minuit, le calme est revenu. La circulation a rouvert, en partie, sur l’avenue, d’abord en haut, malgré la présence de barricades, certaines encore fumantes, puis en bas.

Emmanuel Macron a exprimé sa « honte » face à ces incidents, dénonçant ceux qui ont « agressé » les forces de l’ordre et « violenté d’autres citoyens ».
Dimanche matin sur l’avenue, une pelleteuse enlevait l’une des dernières barricades jonchant la chaussée, tandis que plusieurs camions nettoyaient l’avenue.

Des actions en province
En province, des actions de « gilets jaunes » se poursuivaient dimanche sur des ronds-points ou aux abords de centres commerciaux. Une « présence de manifestants » était signalée à plusieurs entrées et sorties de péages d’autoroutes, en Centre-Val-de-Loire, Pays-de-la-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Hauts-de-France, selon le réseau Vinci.

A Calais, deux CRS et un gendarme ont été blessés légèrement et un troisième a été grièvement blessé au visage dans la nuit de samedi à dimanche lors de heurts, avec quelque 350 manifestants près de l’A16 à Calais. Quatre personnes ont été interpellées.

En Bretagne, des manifestants appellent sur Facebook à créer des perturbations « sans gêner les automobilistes » et « sans dégradations », par exemple en mettant des sacs poubelles sur les radars ou en créant des opérations « parking gratuit ».

A l’île de la Réunion, secouée par une flambée de violences en marge du mouvement des « gilets jaunes », le couvre-feu décrété mardi a été levé dimanche par la préfecture, qui souligne « l’évolution favorable » de la situation en dépit d’une douzaine de barrages maintenus.

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Source/Le Parisien
Photo/Archives
www.anmwe.com

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