Haiti

Haïti: Triste constat concernant la situation migratoire des Haïtiens de l’autre côté de la frontière

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PORT-AU-PRINCE – La mission de Daniel Supplice comme envoyé spécial du premier ministre en République Dominicaine lui a permis de faire un triste constat concernant la situation migratoires des Haïtiens de l’autre côté de la frontière. A qui en revient la responsabilité de leur détresse ? le diplomate et ancien ministre s’est montré plutôt mesuré ce lundi, pendant la rubrique le Point de Radio Métropole :

« Les autorités dominicaines m’ont expliqué que près de 2000 dossiers d’étudiants sont actuellement bloqués en république voisine parce qu’ils contiennent de faux papiers. Des réseaux binationaux sont particulièrement actifs et fournissent toutes sortes de documents falsifiés dont des relevés de notes, des diplômes et j’en passe. »

Le cas de ces faux documents est assez symptomatique de l’inquiétude des autorités dominicaines qui craignent une contagion du phénomène des gangs sur leur territoire et qui sont donc amenés à durcir leur politique envers les 500 000 Haïtiens résidants de l’autre côté de la frontière, a expliqué le diplomate.

Mais là encore, l’incurie qui prédomine en Haïti est également à l’origine de difficultés pour les Haïtiens vivants en République Dominicaine rapporte Daniel Supplice :

« Actuellement il faut plus de 6 mois pour obtenir un passeport haïtien en extrême urgence lorsque l’on réside à Santo Domingo. Je ne sais pourquoi ils sont imprimés aux Etats unis, ce qui suscite des retards à n’en plus finir. Beaucoup d’Haïtien de ce pays n’ont donc aucun document valide qui prouve leur identité et sont donc à la merci des policiers dominicains. »

Et la liste est longue, l’ancien ministre des Haïtiens vivant à l’étrangers n’a pas eu assez de l’émission pour énumérer les manquements et les fraudes qui fragilisent la situation des migrants haïtiens en terre voisine.

La principale conséquence de la mission, de Daniel Supplice, devrait être la création au sein de la commission mixte binationale, d’une sous commission « Frontière » au sein de laquelle, policiers et militaires des deux pays échangeront des renseignements susceptible de leur être profitable.

Un acte sensé contribuer à rassurer les Dominicains. Mais en attendant, si la crise entre les deux pays semble apaisée aucune annonce concrète n’a été faite de la part des autorités dominicaines pour contribuer à cette détente.

Source/Radio Métropole
Photo/Hoy
www.anmwe.com

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