Haiti

Haïti: Mise à pied illégale de plus de 4 mille ouvrières et ouvriers

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PORT-AU-PRINCE – La Centrale autonome des travailleurs haïtiens (Cath) dénonce la mise à pied « illégale, injustifiée, et injustifiable » de plus de 4 mille ouvrières et ouvriers de différents modules de la compagnie S&H global, dans une lettre ouverte dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Cette attitude, manifestement injuste, participe de la politique antisyndicale et anti-démocratique, mise en place depuis l’implantation de cette compagnie en Haïti, pour ne jamais satisfaire aux revendications légitimes des travailleurs/euses syndiqués/es, fustige-t-elle.

La Cath exige des dédommagements et intérêts pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs, victimes de cet acte jugé inadmissible.

« Après plusieurs années passées à trimer dans votre compagnie, c’est absolument injuste et même révoltant que ces courageux/euses travailleurs/euses soient jetés ainsi sur le pavé, suite à ces décisions injustifiées et injustifiables, sans tenir compte de dédagommagements et d’intérêts à quoi ils/elles ont légalement droit », écrit la Cath.

Des explications claires et nettes sur cette « inacceptable, injuste, arbitraire et condamnable vague de licenciements tout aussi révoltante qu’inhumaine » est nécessaire, exige-t-elle.

Elle dénonce la politique d’oppression, antisyndicale, et antidémocratique, dont vient d’être victime Rose Marlène Jean, injustement remerciée, en guise de représailles à cause de ses activités syndicales menées au sein du module 6.

A travers cette lettre, la Cath souhaite, une nouvelle fois, que réparation et dédommagement soient rendus à Atil Enaut, Tony Joseph et Junior R. Joseph, jetés en prison pour avoir organisé la grève de novembre 2018 pour réclamer de meilleures conditions de travail ainsi qu’une augmentation de salaires.

La Centrale autonome des travailleurs haïtiens demande à la compagnie S&H Global de cesser toutes formes d’oppression ainsi que la politique anti syndicale, pratiquée en dehors des normes internationales du travail, et de respecter les lois haïtiennes.

Source/AlterPresse
Photo/Archives
www.anmwe.com

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