Crime

Haiti: Le délégué du Casec de Lavanneau dans le Sud-Est et sa conjointe décapités

LA VALLÉE DE JACMEL – René Antoine, 62 ans, délégué du cartel du Conseil d’administration de la section communale (Casec) de Lavanneau (Sud-Est), ainsi que sa conjointe, commerçante et cultivatrice, Carole Saint-Germain, 55 ans, ont été tués et décapités, dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 mai 2015, dans la section communale Musac, de La Vallée de Jacmel, selon les informations transmises à l’agence en ligne AlterPresse.

La police départementale a procédé à l’arrestation, pour enquête, de Simon D’Haïti, l’un des suspects.
L’acte d’assassinat, suivi de décapitation, dans la nuit du 28 au vendredi 29 mai 2015, à Musac, a été perpétré par des individus non encore identifiés, qui ont emporté les têtes des victimes.

Les têtes des victimes ont été retrouvées dans une latrine, chez un oncle de René Antoine, l’une des victimes.
Après le constat d’usage, un juge de paix a ordonné de placer le corps des victimes à la morgue de l’hôpital public Saint-Michel de Jacmel, selon les informations recueillies par AlterPresse.

Le couple tué laisse, dans la douleur, 7 enfants, dont quatre filles.
Déplorant ce crime, qu’elle qualifie d’odieux, une organisation communautaire de la zone exige la mise en mouvement de l’action publique contre les coupables.

L’assassinat, suivi de décapitation, dans la nuit du 28 au vendredi 29 mai 2015, à Musac (La Vallée de Jacmel) s’est produit, alors que les victimes auraient été en train de dormir tranquillement chez elles, selon le témoignage de Carlos Antoine, l’un des fils des victimes.

Les victimes auraient une vieille dispute avec des proches de la famille, dont ceux chez lesquels les têtes des victimes ont été retrouvées par un juge de paix de la commune.

Il y a environ une semaine, un cas similaire, dont a été victime Clermont Alexis, 32 ans, et le cadavre mutilé à coups de machettes, aété signalé dans la commune de Anse-à-Pitres, à environ 127 km à l’est du chef lieu du département du Sud-Est, Jacmel.

Sur une période de deux ans (de 2013 à 2015), près de dix cas ont été signalés dans la commune de Marigot (toujours dans le département du Sud-Est), où des individus, toujours non identifiés, ont assassiné, mutilé les cadavres et emporté certains organes, notamment le cœur et les reins.

A date (mai 2015), aucune décision n’a été prise par les autorités policières et judicaires pour freiner ces pratiques, qui tendent à perdurer dans le Sud-Est.

Source/Alter Presse
Photo/Archives
www.anmwe.com

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